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  • Récit d’un pèlerin sur le chemin de St Jacques de Compostelle
  • Suivons étape après étape Elisabeth Gonthier qui vient de terminer son pèlerinage sur le chemin de St Jacques de Compostelle.

  • Après avoir interrompu son parcours à Pampelune en juillet 2011, Elisabeth a rechaussé ses chaussures de marche et a repris sa marche vers Compostelle le 2 avril 2012.


    Accès au diaporama du parcours 2012

    Mardi 1 mai 2012 : L’ultime étape !

    Je suis partie d’Arca, à 19 km de Santiago, le matin un peu avant 9h. J’arrive à Santiago à 12h30 les pieds crottés mais la tête dans les étoiles : quelle émotion en rentrant dans cette cathédrale où se déroule justement la messe (chantée) quotidienne des pèlerins. Des sacs de pèlerins jetés partout dans les allées et des pèlerins agenouillés ou très concentrés, en prière. Une pèlerine me reconnaît et me sert très fort le bras ; une dame anglaise d’un certain âge vient vers moi et me demande combien de km j’ai parcouru au total. Au moment où je lui réponds 1800, elle m’embrasse sans doute incrédule ( même moi je n’y crois pas et pourtant c’est vrai !!).

    Ce soir-là, je dors chez une vieille dame qui distribue des prières dans la cathédrale. Sur la place de la cathédrale ce n’est qu’embrassades et explosion de joie entre pèlerins qui arrivent sans cesse et se retrouvent après s’être sans cesse rencontrés sur le chemin ou dans les gîtes tout au long du chemin de St jacques.

    Amitiés Elisabeth


    Dimanche 29 avril 2012 :


    J’arrive dans 2 jours.

    Que ce chemin est beau malgré les hordes qui affluent pour les 100 derniers km. Le temps est comme sur la photo : très changeant. J’ai tout eu mais le pire c’était le 25 avril le jour ou j’ai passé le col de San Roque en arrivant en Galice à 1360 m. D’abord de la neige puis de la pluie sans discontinuer pendant 5 h avec un vent de tempête parfois effrayant, le brouillard avec une visibilité à 10 m. J’aurais pu passer par la route mais j’ai eu peur de la circulation étonnamment importante pour une petite route de campagne (j’ai vu par la suite que c’était des taxis qui transportaient les pèlerins …). Effectivement, ce jour là je n’ai rencontré PERSONNE sur le chemin. Au bout d’une heure de route, mes chaussures étaient transpercées. Mais je suis arrivée à bon port et ce soir là une auberge chauffée et spacieuse m’attendait.

    Je suis très déçue de l’atmosphère qui règne sur ce chemin : c’est du tourisme de masse. Je les vois marcher ne pensant qu’a récolter les tampons sur leur crédencial et passant sans s’arrêter à côté de petites merveilles qui jonchent le chemin : calvaires, petites églises romanes, vieilles maisons avec un écusson de granit, des paysages quelque fois à couper le souffle ; je m’arrête très souvent pour prendre une photo ou pour sentir l’odeur des eucalyptus qui me rappellent la Californie.

    Je marche avec des bâtons et très vite ( des australiens m’ont surnommée "Quick sticks" - , un groupe de Français originaires de Bordeaux, le "TGV Paris-Bordeaux" ) et je redouble sans cesse les mêmes personnes.

    Amitiés Elisabeth

    Vendredi 27 avril 2012 :

    Je traverse des paysages très beaux et des villages qui auraient disparu depuis longtemps si le Camino ne passait pas par là. Aujourd’hui j’ai passé un col à 1550 m et y ai trouvé la neige par terre et dans le ciel. Autant dire qu’il ne fait pas chaud mais si le vent ne souffle pas c’est sans pb. Les 3 prochains jours je dois parcourir 90 km ça va être dur mais faisable ; j’espère simplement que la pluie et le vent seront moins violents que les 3 derniers jours. Tous les jours je rencontre des gens différents ; hier Marc le belge ex licencié de Vilword qui a fait le pèlerinage deux fois, il est tombé amoureux de la région. Il a liquidé ses affaires en Belgique pour s’installer ici. Il y travaille pour une société canadienne qui fait de la prospection aurifère sur les anciens espaces déjà exploité par les Romains. Mais il paraît qu’il en reste et plus qu’attendu. Alain le français qui a fait le chemin 18 fois et connaît tout le monde sur le parcours. Zdenka la tchèque que j’avais rencontrée il y a 10 jours et qui m’a interpellée alors que je passais près d’un petit bois ou elle se reposait : elle m’a offert un carré de chocolat noir comme je les aime. D’autres rencontres dont j’aurais préféré me passer comme ces 4 allemands qui ont partagé ma chambrée il y a 2 jours et qui ont fait la fête jusqu’à minuit passé et auraient continués si je n’étais pas sortie de ma couchette en hurlant silence et en éteignant la lumière. 15 mn plus tard après un concert de pets (sic) c’étaient des ronflements à réveiller un mort. Mais j’étais épuisée et j’ai finalement relativement bien dormi. Le lendemain j’avais 32 km à parcourir.

    Heureusement c’est une des rares expérience négative que j’ai eu sur ce chemin, une autre était le jour ou il n’y avait pas d’eau chaude à l’hébergement.

    Il y a quand même étonnement beaucoup de monde et de tous les âges et tout le monde te salue.

    J’ai encore 8 jours pleins de marche et suis en pleine forme. Donc tout va bien.

    Amitiés Elisabeth

    Dimanche 15 avril 2012 :

    Ma marche se poursuit sans trop de difficulté : à chaque jour suffit sa peine. Aujourd’hui c’était le vent que rien n’arrête sur la Meseta De Castille qui s’étend sur 200 km à 800 m d’altitude et où j’en suis à peine à la moitié : froid vent violent de face et parfois une averse qui peut être de la grêle. La température oscille entre 0 et +11. Dans ces conditions seuls les vrais pélerins subsistent sur le chemin et il y en a étonnamment beaucoup. De toutes nationalités ; ceux qui m’étonnent le plus sont les asiatiques surtout coréens et japonais ; ils se lancent sur le chemin après avoir lu le livre de Paolo Coelho selon l’un d’eux que j’interrogeais. Pas de Français cependant les seuls francophones sont belges. Beaucoup d’Irlandais (ils sont catholiques). Quelques Espagnols surtout le week end et enfin des germanophones et anglo saxons.

    Je me nourris de sandwich espagnols (pain blanc jambon cru tomate le tout arrosé d’huile d’olive) et le soir au dîner c’est l’invariable menu du pélerin : une soupe un poisson ou une viande sans accompagnement et une glace. Mon estomac commence à se plaindre. Bien entendu je m’achète des fruits pour compenser.

    Mais quel beau chemin chargé d’histoire d’ églises surdimensionnées par rapport à la taille des villages qui sont pauvres aux murs de torchis (adobe), de monastères, d’ermitages. Actuellement je suis sur la Meseta, long plateau de 200 km à plus de 800 m d’altitude. Rien pour arrêter le vent qui s’en donne à cœur joie et complique singulièrement la tâche quand survient une averse et qu’il faut enfiler le poncho pardessus le sac à dos ! On se prend à se trouver aussi impuissant qu’un gros scarabée sur le dos … Les villages traversés ne vivent que du chemin et du passage continu des pélerins. Aujourd’hui c’était ma plus courte étape : 17 km qui m’ont demandé 3h30 d’une seule traite.

    Amitiés Elisabeth

    Le parcours d’avril à juillet 2011

    Jeudi 14 avril 2011 :

    Je pars demain. Mon parcours est disponible ci-dessous ; selon ma forme il peut bouger de + ou – 1 ou 2 jours.

    PDF - 77.7 ko
    Parcours St Jacques de Compostelle - Voie de Tours

    J’ai déjà fait la 1ere étape en test et ne la referai pas. Demain je prends le train pour Etampes d’où je démarrerai pour arriver dans l’après midi à Angerville. A Angerville je n’ai pas trouvé d’hôtel en dessous de 100€, mon mari viendra donc me rechercher en voiture et me redéposera le lendemain au même endroit et de là j’ai pu réserver jusqu’au dimanche 24 avril (vacances de Pâques obligent).

    Depuis 8 jours, je m’entraine sur les chemins autour d’Avrainville avec mon sac en poids réel à raison d’un minimum de 11 km par jour, 20 dimanche et 14 aujourd’hui .

    Les jambes et les pieds vont bien mais les épaules sont sensibles. Il parait que c’est normal et que c’est une question de temps. C’est malgré tout très supportable.

    Mon sac à dos fait 6 kg1/2 et le sac ventral selon la charge d’eau (max 1.75 l) peut faire jusqu’à 2.5 kg. Ma bouteille d’eau est nichée horizontalement dans une pochette thermique (bouteille Vittel standard) et bouchée par une pipette pour s’hydrater comme avec un camel bag : c’est le tuyau que vous voyez sur les photos. J’ai une bombe lacrymogène à portée de main. Ne m’appelez pas, envoyez moi plutôt un SMS ou un e-mail , je répondrai dans la mesure du possible. Mon mari devrait m’accompagner en vélo de Tivernon jusqu’à la Chapelle St Mesmin.

    Vous dire que je ne suis pas un peu stressée serait mentir. Si tout va bien j’arriverai à Santiago le 1er juillet. Si votre route traverse la mienne au même moment je serai ravie de passer la soirée avec vous.

    A partir de demain soir je deviens SDF pour 2 mois ½.

    Au revoir, Elisabeth































    Mardi 19 avril 2011 :

    Bonjour a tous

    Aujourd’hui j’ai passe la centrale de St. Laurent les tours et suis a 13 km de Blois. Tout va bien : les jambes et les pieds pourraient faire + de 30 km par jour mais pas les épaules. Les bords de Loire d’Orleans a Beaugency par la digue sont magnifiques et TRES bien aménagés pour le marcheur et le cycliste : j’ai fait 50 km bercée par le chant des oiseaux survolée par les hérons cendrés avec les rives ombragées de la Loire en toile de fond. Un régal.

    Amitiés Elisabeth

    Samedi 23 avril 2011 :

    Hier, je suis arrivée à Amboise et je n’ai pas pu m’empêcher de gouter aux douceurs locales (photo : dégustation de vins de Touraine, je n’ai bu qu’un verre). Je chemine vraiment seule depuis 10 jours. Loin des bruits de moteur et bercée par le chant des oiseaux. Je longe la Loire depuis dimanche dernier, soit rive droite, soit rive gauche. Le soir je m’arrête dans différents types d’hébergement : hôtel (routier), chambres d’hôtes, centres d’hébergement (Auberge de Jeunesse) où il n’est pas rare de rencontrer des SDF , des accueils chrétiens ou on retrouve souvent des femmes seules et abimées par la vie ; bref des gens qu’on ne rencontre pas dans les hôtels étoilés.

    Dimanche 1 mai 2011 : Ce soir, je suis à St Sauvant sans la Vienne. Photo prise a Liguge ou Bob (mon mari) m’a rejoint vendredi soir. Nous avons dormi et diné a l’abbaye chez les moines. Soirée ascétique ; diner en compagnie d’oblats (laïques qui veulent appliquer dans leur vie quotidienne la règle monacale) intéressant mais le lendemain j’étais 20 km plus au sud et avons passé la soirée et nuit dans un petit hôtel gastronomique très bon marché en regard de la qualité du service. Aujourd’hui Bob est reparti et mon ETAPE est dans un gite JACQUAIRE mis à la disposition des pèlerins par un habitant de St. Sauvant. C’ est très propre et il y a tout ce dont on peut avoir besoin. Pour l’instant j’y suis seule mais 10 pèlerins peuvent y loger. Aujourd’hui c’est ma 19eme étape et j’ai parcouru 420 km ; demain je serai a Melle.

    Tout va bien les jambes et les pieds fonctionnent et je commence a apprivoiser ma douleur a l’épaule.

    Amitiés a tous



    jeudi 12 mai :

    Estuaire de la Gironde à Blaye

    A l’ermitage Lamourous chez les soeurs. Je partage une maisonnette avec 2 autres PELERINS (hommes) mais j’ai ma chambre. Nous attendons le diner que les sœurs vont nous servir a 19h.

    La semaine dernière, j’ai traverse la Saintonge (AULNAY MELLE St. Jean d’angely Saintes …) C’était un festival d’églises romanes du XIIe s. Puis j’ai traversé le Blayois sans omettre de boire un bon petit verre le soir.

    Aujourd’hui, j’ai traversé la Gironde avec le bac de 7h30 et ai parcouru 20 km a travers le Medoc.






    Question : les sœurs nous donneront-elles un petit verre au dîner ? La réponse en image :

    Je marche la tête vide concentrée sur mon chemin plus ou moins bien balisé. Heureusement, j’ai mon GPS (app Geolive pour IPhone ou j’ai téléchargé mon itinéraire avec les cartes IGN au 25/000e).

    Demain je serai à Bordeaux centre ville dans un petit hôtel. La semaine prochaine, je traverserai le "désert" des Landes ( TRES peu d’hébergement peu de commerce…).

    Quelques vues prises au cours de ces derniers jours :

    Saintes, portail de l'Abbaye Portail de l'église d'Aulnay
    Pons, le porche de l'hôtel des Pélérins Borne jacquaire de Saintoge
    chemin avant l'arrivée à Saintes Le calvaire penché de La Frédière

    Amitiés à tous, Elisabeth

    samedi 21 mai

    Bonjour à tous

    Enfin j’en ai fini avec la traversée des Landes. Ce fut éprouvant. Des pistes en ligne droite pendant des dizaines de km. Pistes caillouteuses, pistes sablonneuses où le pied s’enfonce et dérape comme si on marchait sur une plage de sable sec. Des pistes goudronnées qui suivent l’autoroute dans le vacarme des camions qui roulent à la queue leu leu et qui klaxonnent souvent le marcheur pour l’encourager. Mais toutes ces pistes sont sans ombre car il n’y a plus d’arbres dans les Landes ; la forêt a été décimée par les tempêtes de 1999 et 2009 ; les arbres encore debout sont malades. Tristesse !

    J’ai traversé Dax aujourd’hui et me trouve à Cagnotte 15km avant Sorde l’Abbaye. Le paysage est vallonné et très vert malgré la sécheresse.

    Mon rythme commence à être plus rapide et en Espagne mes étapes seront sans doute plus longues. Je n’ai plus d’ampoule et les épaules ne me font souffrir que sur les derniers km de l’étape. On peut dire que tout va bien et le moral est bon.

    J’ai fait 855 km et il m’en reste 869 je suis donc à la moitié de mon chemin.

    Aujourd’hui je suis hébergée chez Christophe et Rafael dans une maison mi-basque mi-landaise. Rafael est en train de préparer le dîner avec son perroquet sur l’épaule.


    Une nouvelle signalisation routière bien originale…

    Le quotidien de la Pélérine
    Les chemins Landais
    Quelques monuments au détour d’un chemin…

    Merci a tous ceux qui m’ont envoyé un message : je les reçois tous et ils me font très plaisir. Je n’y réponds pas car je préfère envoyer pour tous un message plus complet.

    Amitiés à tous, Elisabeth

    mardi 31 mai*

    Le 26 mai a été mon dernier jour de solitude : passée St Palais et la stèle de Gibraltar qui marque le point de rencontre des chemins de Vézelay et du Puy avec la voie de Tours les pèlerins se bousculent. C’est devenu une bonne affaire pour ceux qui habitent le long du chemin et ils auraient tort de ne pas en profiter. Quant aux pèlerins, ce sont pour la plupart des pèlerins à la petite semaine souvent sans bagage (ils se les font porter par taxi) et beaucoup y consacrent une semaine ou deux et rentrent chez eux. Beaucoup de Français se sont arrêtés à St Jean Pied de Port.

    Je suis arrivée a St Jean par une chaleur torride et suis repartie le lendemain dans le froid le brouillard doublé de crachin. Je n’ai rien vu des Pyrénées (voir photo). En Espagne, c’est la horde des "pelegrinos" de toutes nationalités. C’est la cohue pour accéder aux Albergues (Auberge de jeunesse) que j’évite comme je peux mais ça ne sera pas toujours possible. Au contraire de la France, je n’ai rien réservé et je le fais au fur et à mesure pour le lendemain ce qui me permet d’allonger les étapes mais c’est risqué. Je suis une des plus rapides. Il n’y a que les jeunots qui arrivent à me doubler, il est vrai que les bâtons ça aide beaucoup.

    Bref tout ça pour dire que je suis un peu démoralisée et je vais tout faire pour finir au plus vite. Mon matériel me lâche j’ai racheté des bâtons, des chaussettes et des chaussures aujourd’hui (je commençais à sentir tous les cailloux du chemin). J’ai du faire pas mal de couture, en particulier sur mon short que je veux conserver. C’est vrai qu’ aujourd’hui, j’ai franchi les 1000 km. Je suis a Uterga à 15 km au sud de Pampelune.

    Je n’ai plus de connexion internet avec mon Iphone donc il me sera beaucoup plus difficile d’envoyer des photos et des nouvelles. Je vous laisse, c’est l’heure du dîner et en Espagne il ne faut pas le rater !!!

    Amitiés à tous, Elisabeth



    Les dernières nouvelles, vendredi 3 juin

    Dimanche 29 mai, je suis en pleine forme et peux affronter des étapes de 30 km par grosses chaleurs (30 degrés) sans problèmes. Je traverse le matin la petite ville de Puente de la Reina. MAIS je sens que mes nouvelles chaussures ne sont pas adaptées à ma façon de marcher et que je ne pourrai pas en acheter d’autres avant 2 ou 3 étapes. J’ai du alourdir mon sac de ma paire usagée. Il y a de plus en plus de monde sur le chemin ; tous les coins un peu ombragés hors des villages sont des latrines émaillées de petits papiers blancs (en 45 j de marche je n’ai jamais laissé la moindre trace de mon passage). J’arrive à mon étape Estellas à 14h30 (je suis partie à 7h30 ) et je constate que mon IPhone est devenu muet. Je m’arrête dans un bar pour le recharger sans résultat. Question cruciale : puis je continuer seule et sans téléphone portable ? Réponse : non ! Et puis si mon Iphone est mort j’ai perdu toutes mes photos et toutes mes notes ! mon moral passe par les trous de mes chaussettes. Alors dans ma tête tout va très vite, j’arrête, je ne vais pas plus loin. Continuer me semble devenir de l’acharnement.

    Et voilà je suis sur la route du retour !

    En rentrant je suis passée a SAN Sébastien devant une boutique Apple ouverte et en moins de 3 mn un technicien a réveille mon IPhone je n’ai donc pas perdu mes photos mais trop tard pour reprendre le chemin je n’ai pas retrouvé ma motivation.

    J’ai donc fait 1100 km et il m’en restait 640.

    A très bientôt car je suis de retour à Avrainville.

    Le pont de Puente de la Reina où se fait la jonction avec la voie d’Arles qui traverse les Pyrénées par le col du Somport.

    Amitiés à tous, Elisabeth